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| La liste des vins |  | Après des décennies de laisser-aller, la Bourgogne et le Beaujolais sont revenus dans les années 90 à une idée plus saine de la qualité, même s'il va falloir beaucoup de temps avant de reconstituer les sols et le matériel végétal. La vision de vignes sous perfusion, aussi dopées qu'un coureur du Tour de France, accouchant dans la douleur de raisins aux baies grosses comme des pruneaux, est quand même déconseillée aux âmes sensibles.
La mode étant ce qu'elle est, la tendance actuelle est aux vins très noirs, voire bleutés (couleur potasse, comme les hortensias), issus de macérations préfermentaires à froid, qui privilégient les arômes primaires de fruits, si évidents pour les consommateurs. Il existe pourtant un goût inimitable du pinot noir, mais on se demande souvent où il peut bien se cacher. Si on arrive à le deviner dans les vins de base, plus on monte la gamme, et plus on rencontre souvent des nez boisés et des goûts métalliques et agressifs, mixés avec des arômes curieusement fruités. Le problème, c'est que le pinot ne supporte pas la médiocrité, et qu'il peut se révéler désagréable dans sa vérité.
Je suis particulièrement heureux d'avoir à ma carte les vins du domaine Prieuré-Roch, faits jusqu'en 1999 par Philippe Pacalet, disciple et neveu de Jules Chauvet, maintenant négociant à Beaune, et ceux d'un compagnon, Fred Cossard, au Domaine de Chassorney. Travail de la vigne et du sol, pas de tripatouillage des raisins, une maturité exacte, une vinification simple, et pas de soufre. Ce sont des vins qui dérangent au premier abord les habitués des Bourgognes formatés et catégorisés, mais, la surprise passée, on a du mal à revenir au médiocre.
Même remarque pour les Fleurie d'Yvon Métras.
Vous pouvez télécharger ici la liste de nos vins de Bourgogne. Nous vous présentons, à la suite, quelques bouteilles.
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