Chateau Bel Air 2000
|  | On me fait parvenir pas mal d'échantillons de Bordeaux Supérieurs ou de Côte de Francs, dans la gamme des 7 à 10 euros. Il s'agit en général de vins aux tanins mous, avec une finale tombante, et des amers peu agréables, ou l'intervention de la technologie extractive est perceptible.
Rien de tout cela ici : degré alcoolique raisonnable (12°), joli nez un peu fumé, une vraie densité et de la longueur, une finale ferme et fraîche, avec des tanins doux à l'aération.
Pour 7 euros 40, on a un vin qui se laisse boire avec plaisir, et dont la bouteille laisse le crâne et le portefeuille en bon état.
L'appellation Graves de Vayres se trouve juste en face de Libourne, au bord de la Dordogne, et la propriété revendique une façon mécanique des sols, ainsi que des rendements de l'ordre de 35 à 45 hectos, ce qui pour une fois, semble justifié.
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| La Lunotte |  | J'ai eu l'occasion de boire les vins de Christophe Foucher à quelques reprises. A chaque fois, j'ai terminé la bouteille, et je m'en suis bien senti. Monsieur Foucher exploite des vignes à Couffy, à l'extrémité de la vallée du Cher, à l'est de Tours, sur une commune dont les vins étaient réputés être corsés et avoir un arôme très prononcé. Pour la petite histoire, Couufy était, avec Meusne, la capitale de la pierre à fusil.
Les cépages cultivés sont le gamay et le cot, en rouge, et le sauvignon en blanc. Le cot 2003 a un nez délicat et gourmand de confiture de fruits rouges très mûrs, et une bouche très douce et ferme à la fois, et très rafraîchissante (9 €).
En blanc, nous avons un sauvignon 2003 surmûri (15,90 €), qui est traîté en moelleux, avec un début très rond et ouvert, une belle allonge, et une finale presque sèche, sans lourdeur ni empâtement. Je me dis que les vins de Bergerac ou de Montravel devaient ressembler à cela dans le temps, et non aux pommades sucrées qui font la loi.
Les Rossigneux 2004 (8,40 €) est un sauvignon sec limpide et coulant, qui passe tout en douceur.
Si je voulais caractériser les vins de Christophe Foucher, dont le premier abord est assez discret, je retiendrais :
- le coulant, la limpidité et la digestibilité,
- la sève, le délié;
- la douceur et la non aggressivité,
- la franchise.
Autant de ''non-qualités'' qui les font se retrouver en vin de table, et non en AOC Touraine.
Pour ceux qui connaissent les vins de Thierry Navarre, sur Saint-Chinian, il y a entre eux un air de famille, celui des rustiques-délicats.
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