| |  | Le Pineau d'Aunis, originaire de Dampierre, près de Saumur a remplacé le cot, trop peu productif, sur le Val de Loire, après la crise phylloxérique.
C'est un cépage qui peut être très productif, et qui a l'avantage de pouvoir être vinifié en rouge ou en blanc, et qui prend bien la mousse. A ce titre, les moûts d'aunis furent longtemps expédié en Champagne entre les deux guerres.
Il était assez répandu dans la vallée du Loir (Chateau du Loir, Vendômois) et dans celle du Cher, mais les vieilles vignes n'ont pas été replantées, et il n'en reste plus que des reliques, souvent éparpillées entre les mains d'une multitude de non-vignerons.
Le dernière décennie a vu l'installation d'une poignée de nouveaux venus sur ces terroirs dispersés, qui ont remis en selle ce qui fut dans le temps le beaujolais du Vendômois.
Les aunis que j'ai pu boire il y a vingt ans étaient rubis clair, minces de corps, avec un délicieux goût de framboise, et n'étaient pas sans faire penser aux vins de Bouzy. Aujourd'hui, oenologie et macérations prolongées aidant, ils sont, chez les vignerons ambitieux, souvent devenus corpulents, foncés et tanniques, avec un caractère poivré souvent exagéré. Toutefois il semblerait que le mouvement se calme, et qu'on puisse revenir à des vins plus délicats et gouleyants. A cet égard, après une année 2005 plutôt corsée, il est possible que 2006 nous réserve quelques bonnes surprises. J'en ai goûté de véritablement délicieux, et j'espère que l'on retrouvera en bouteille leur charme actuel.
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